Chercher  Home
Fondation Trésor Utrecht

vorige
nummer volgende 
nummer

numéro 27, janvier 2009 (extrait)

Contenu
inhoudsopgave

Le carbet Trésor est fini...

Depuis le 22 décembre, le nouveau carbet d'accueil de la réserve naturelle est fini. Afin de le rendre totalement opérationnel, des opérations avec des bénévoles seront organisées, notamment pour mettre en place la récupération d'eau...
L'équipe de la réserve travaille dès à présent à la mise en place d'une exposition portant sur la réserve et ses richesses destinées au grand public et aux scolaires.

inhoudsopgave

Sur chaque pente une nouvelle découverte

André van Proosdij

Comme vous avez déjà pu lire en Trésor Nieuws 26, deux parcelles ont été ajoutées au territoire de la réserve Trésor, l'une au nord et l'autre a l'est de la réserve, en tout plus de 14 km².
Pour une future gestion responsable de ces parcelles, il est évidemment important qu'on connaisse le lieu et qu'on sache quels plantes et animaux y sont présents. Un premier inventaire de reconnaissance a été réalisé en décembre dernier.




Inventaire de la flore des terrains ajoutés
Du 7 au 19 décembre, une équipe de botanistes hollandais, sous la direction de Renske Ek, a réalisé un inventaire des terrains ajoutés de la réserve. Marion Jacobs-Jansen (Université d'Utrecht), Juul van Dam (Blijdorp ZOO, Rotterdam) et moi-même, ont réalisé cette mission conjointement avec Renske Ek. Après avoir réalisé plusieurs recherches scientifiques au fil des ans, elle est bien au courant de la flore et de la faune de la réserve, raison pour laquelle on lui avait demandé d'explorer les unités écologiques de l'extension de la réserve. Nous avons également observé les espèces floristiques présentes, et nous avons collecté du matériel végétal pour e. a. l'Herbier de Cayenne. Il va de soi qu'une visite sur le terrain d'à peine deux semaines est trop courte pour effectuer un inventaire exhaustif. Mais cela suffisait pour évaluer la richesse botanique des nouvelles parcelles. Et cette richesse est grande!

De magnifiques végétations forestières sans perturbations anthropiques
Les deux gardes forestiers, Kévin Pineau et Charlotte Briand, nous ont accompagnés et in situ ils ont tout organisé parfaitement. Nous n'étions pas sûrs si le voyage pouvait avoir lieu et si l'approvisionnement en carburants serait repris à temps, d'abord par suite des barrages routiers en Guyane-française et puis de la grève des gérants de stations-service, mais heureusement tout est allé bien. Nous mîmes donc la presse à plantes, la boîte à herboriser et l'équipement photographique dans la valise et en route. Nous avons parcouru les nouveaux terrains pour les reconnaitre. Le GPS neuf de Kévin valait de l'or. Les routes parcourues y sont enregistrées exactement, et par ailleurs le GPS nous reconduisait à la voiture, même sous la pluie battante. Nous avons descendu beaucoup de pentes raides pour les remonter ensuite. En cours de route nous avons trouvé des végétations forestières splendides sans perturbations anthropiques.

Smilax poeppigii Gongora pleiochroma avec mouche
apportant le pollen
Disciphania lobata
photos André van Proosdij

La végétation est en partie comparable à celle de la réserve, surtout du côté nord, et forme donc une extension bienvenue. Mais nous avons aussi trouvé des biotopes distincts. A l' est, des parties plus hautes ont été ajoutées dont le sol est recouvert de plus de latérite. Sur les parties hautes, les pentes sont des fois trop abruptes pour les descendre à pied et il y a de nombreux rochers affleurants. Ces parois rocheux escarpés forment un biotope particulier où vivent des espèces de plantes et d'animaux qui ne sont pas ou presque pas présentes dans la réserve. Une descente de la crique de l'extension au nord de la réserve fut une aventure en soi. Ce fut difficile de bien regarder où poser les pieds, devant tant de beauté: de magnifiques fougères, des arums et d'autres plantes qui poussent dans les vallées humides des criques. D'innombrables grenouilles, lézards et aussi de petits poissons dans l'eau attiraient l'attention. A ces moments-là je me rendis compte que l'initiative de quelques uns et l'appui de beaucoup ont conduit en peu de temps à la formation de la réserve Trésor.

Au moins 27 espèces nouvelles
Etant quatre, nous avons travaillé pendant plusieurs jours en deux équipes. Renske se rendait, accompagnée par Kévin ou par un d'entre nous, à des endroits spécifiques de la forêt, tandis que l'autre équipe déterminait toutes les plantes en fleurs et/ou fruits repérés dans une zone plus restreinte. Supposant qu'une espèce ne fût pas encore connue dans la zone, on collectait le matériel végétal. C'était la première fois que la collecte eut lieu pendant cette époque de l'année. Au début de la saison des pluies, on avait espéré voir beaucoup d'arbres en fleurs. Malheureusement, il faisait encore trop sec au début et il n'y avait pas beaucoup de plantes en fleurs. Heureusement beaucoup de plantes en fleurs n'étaient pas encore sur la liste de contrôle. En examinant les plantes dans l'Herbier de Cayenne, nous avons pu constaté avoir collecté au moins 27 espèces pas encore repérées dans la zone. Et ce nombre peut augmenter quand la partie qui reste ait été examiné en Hollande et qu'on ait reçu la réponse de quelques spécialistes à qui le matériel végétal a été envoyé pour être déterminé. Ainsi une magnifique dioscorea pleine de fruits, au bord de la route, s'avéra ne pas avoir été collectée avant. Et même une ballade rapide sur le sentier botanique rapporta quelques nouvelles découvertes. Ainsi on a compris que beaucoup plus d'espèces de plantes seront trouvées lors de futures recherches.

André van Proosdij et Renske Ek Au bord du chemin on trouve
des plantes nouvelles
Conserver des plantes sur le terrain.
De g. à dr.: Juul van Dam, Marion Jansen-Jacobs,
Charlotte Briand
photo Kévin Pineauphoto Juul van Damphoto Renske Ek

Ce fut un réel plaisir d'observer la splendeur de la forêt tropicale humide, riche d'une énorme diversité de plantes, insectes, grenouilles et oiseaux. Les participants aux voyages des donateurs, mais aussi les voyageurs individuels peuvent faire connaissance avec cette belle forêt d'une façon sûre et captivante en parcourant le sentier botanique. Je suis content que nous ayons pu contribuer par notre travail à cartographier la biodiversité de Trésor.
André van Proosdij (1974) a fait des études de biologie à Wageningen. Après avoir achevé ses études, il a travaillé à l'Herbier de l'Université d'Utrecht à une nouvelle édition de la flore d'Aruba, Bonaire et Curaçao. Pour la Flore des Guyanes il s'est chargé de deux familles, les Hernandiaceae et les Sarraceniaceae. Depuis 2001 il est administrateur scientifique de la collection du Hortus Botanicus d'Amsterdam. inhoudsopgave


Les chauves-souris
Dans le monde entier il y a environ 1000 espèces de chauves-souris. Ce sont les seuls mammifères doués du vol actif. Leurs mains aux doigts très longs unis par une membrane mince, servent d'ailes, d'où leur nom scientifique, dérivé des mots grecs pour main et aile: chiroptères.
Leurs dimensions sont très variées: les plus grandes vivent dans le sud-est de l'Asie, pèsent environ 1,5 kilos et ont une envergure d'au moins 2 mètres. La plus petite vit en Thaïlande, pèse moins de 2 grammes et a une envergure de 12-13 cm.
Chaque espèce de chauve-souris est adaptée à son mode de vie et à sa nourriture. Il y en a qui se nourrissent d'insectes, mais les fruits, le pollen, le nectar, de petits mammifères (même d'autres chauves-souris), les oiseaux, les grenouilles, les poissons et le sang peuvent aussi constituer la nourriture principale d'une certaine espèce.
En Amérique du Sud on trouve beaucoup d'espèces de chauves-souris.
Pieter Blondé, coordinateur provincial de la Flandre-Orientale du Groupe de travail flamand des chauves-souris «Natuurpunt», les a étudié à Trésor pendant l'été 2008.
Pieterblonde@hotmail.com

Trésor, un véritable trésor

Pieter Blondé

Un regard sur une gigantesque diversité
de chauves-souris

Pour évaluer mieux la valeur de Trésor, plusieurs inventaires sont en cours de réalisation. Dans cet article nous exposons brièvement les méthodes appliquées et les résultats de l'inventaire des chauves-souris que j'ai réalisé durant l'été 2008.

Pieter Blondé avec une des plus grandes
chauves-souris de la Guyane:
Chrotopterus auritus
La réserve est située sur une des collines les plus humides de l'Amérique du Sud. Annuellement la pluviosité est de plus de 4000 mm d'eau. Combinée avec une humidité atmosphérique d'entre 80 et 98% et une température presque constante de 26ºC ce n'est pas seulement le climat idéal pour les moisissures mais aussi pour les chauves-souris.

Pour préparer cette mission, nous avons étudié la vaste collection de chauves-souris sud-américaines du Musée d'histoire naturelle de Leiden, Naturalis. In situ nous avons suivi surtout Simmons et al, 1998, Charles-Dominique 2001 et Burton 2001 pour la détermination. Quelques bêtes, qui ne correspondaient pas à la littérature ont été envoyées à plusieurs spécialistes. Une minorité des espèces de chauves-souris déterminées furent capturées au gîte, dont six espèces dans une cavité d'arbre et une espèce dans des feuilles. La grande majorité des espèces, 434 individus représentant 51 espèces, furent capturés dans des filets japonais déplacés chaque jour. Le total des bêtes capturées s'éleva à 444 animaux représentant 52 espèces. La plupart de ces espèces utilisent un spectre sonore complexe et très silencieux d'écholocalisation.


Choeroniscus godmani
zuigt nectar uit bloemen.

Ectophylla macconnelli,
een fruit etende vleermuissoort

Saccopterix bilineata,
een insecteneter die overdag een schuilplaats in boomholtes zoekt

Vampyrodes caraccioli.
Rustende vleermuizen hangen aan hun achterpoten
photo Pieter Blondé photo Pieter Blondé photo Pieter Blondé photo Kévin Pineau
Malgré cela nous avons fait des enregistrement par espèce au moment de les relâcher, parce qu'il y a quelques auteurs (Barataud 2006, Leblanc 2005) qui croient que des fois l'identification de chauves-souris en Guyane-française est possible de cette façon.

La courbe du nombre cumulé d'espèces indique, par type de biotope, que toutes les espèces de chauves-souris par biotope n'ont pas encore été capturées. Des données réunies déjà on peut probablement conclure que c'est sur le passage du chemin/une bande étroite de forêt à forêt primaire de haute altitude, que se présente la diversité la plus élevée. Suivie dans l'ordre décroissant par la forêt primaire sur forte pente, la forêt primaire sur faible pente et la forêt primaire de type marécageux. La diversité dans la forêt de flat semble la plus basse, mais c'est probablement parce que les filets japonais n'y furent pas déplacés (= recensement STOC*). Les données de capture de cet endroit sont exclues pour le reste de l'analyse.


Vampyrodes caraccioli
eet vooral vijgen

Uroderma bilobatum
eet voornamelijk fruit

Chrotopterus auritus,
een vleesetende vleermuis gevangen nabij de botanische trail

Desmodus rotundus,
een bloed drinkende vleermuis
photo Kévin Pineau photo Kévin Pineau photo Pieter Blondé photo Kévin Pineau
Malgré le fait que pas moins de 444 individus furent capturés en 30 nuits cela ne suffit pas encore pour comparer la diversité de Trésor avec celle d'autres sites. Ce qui est toutefois évident c'est que, dans les tropiques, Trésor connaît une haute diversité de chauves-souris, considérablement plus divers que le point chaud pour la diversité de chauves-souris aux Pays-Bas et en Flandres: les marnières de Limbourg (lors de l'étude de la colonie en 2008, 1434 individus représentant 13 espèces furent capturés).

% animaux capturés% espèces capturées
Insectivores3347,8
Frugivores4837
Nectarivores169
Carnivores34
Sanguinivores12


Presque la moitié du nombre d'espèces étaient des insectivores. Vu les densités importantes de moustiques et d'autres insectes, ce n'est pas étonnant. Un tiers des espèces étaient des frugivores. Déféquant en vol, elles sont, dans les tropiques, plus efficaces comme distributeurs de graines que les oiseaux frugivores, qui défèquent, d'habitude, posés sur un arbre (Charles-Dominique 2001). Les autres espèces de chauves-souris sont des nectarivores et des florivores (à la denture adaptée, étroite et longue), des carnivores (avec e. a. une espèce spécialisée en grenouilles: Trachops cirrhosus), une chauve-souris qui se nourrit de chauves-souris: le Faux-vampire Vampyrum spectrum et une sanguinivore: p. ex.: le Vampire Desmodus rotundus.

Outre les chauves-souris il y avait quelques captures accessoires amusantes, depuis de grands papillons de nuit jusqu'à des colibris, depuis des grenouilles et serpents jusqu'à un paresseux.
En résumé, c'était un vrai enrichissement que d'entrer en contact avec les espèces de chauves-souris sud-américaines et leur diversité. Espérons que cet inventaire soit pour la réserve naturelle Trésor un argument additionnel pour sauver plus de forêt tropicale de la ‘destruction dorée'.
_______________
* STOC = Suivi Temporel des Oiseaux Communs (cf. TN 22 et 24)

inhoudsopgave
Patrick Ingremeau est photographe de la nature en Guyane-française. Vous trouvez sur Internet beaucoup de ses magnifiques photos. L'année passée il a participé quelquefois à l'étude scientifique d'oiseaux STOC, (Suivi Temporel des Oiseaux Commun, voyez TN 22 et TN 24) sur la réserve Trésor. Voici ses impressions de la huitième session.

Trésor en STOC

Patrick Ingremeau

Samedi 30 août, je suis allé passer une journée sur la réserve Trésor entre Roura et Kaw pour la huitième session du STOC. Le STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) est une étude scientifique menée sur la réserve naturelle volontaire Trésor pour étudier la biologie des oiseaux forestiers de Guyane. Mise en place à l'initiative de bagueurs collaborateurs du CRBPO du Muséum d'histoire naturelle de Paris et menée avec le soutien du GEPOG (une association dont je suis adhérent), elle réunit tous les deux mois une équipe de volontaires sur les lieux de cette étude. Il est prévu dix-huit sessions de baguage sur trois ans afin d'assurer un suivi sur le long terme des populations d'oiseaux de la zone étudiée. L'objectif est de mieux connaître la biologie de ces oiseaux forestiers, notamment leur densité, leurs cycles de reproduction, leurs cycles de mue, leur fidélité au site…. toute une kyrielle d'informations qui, pour beaucoup d'espèces, manquent cruellement. Mieux connaître les oiseaux, cela permet de mieux les protéger et cette étude sur la montagne de Kaw récemment menacée par des projets miniers revêt donc une importance particulière!

Le principe consiste donc à capturer les oiseaux à l'aide de filets, les baguer s'ils ne le sont pas, les contrôler s'ils le sont déjà et prendre un certain nombre de mesures avant de les relâcher évidemment. N'étant pas bagueur (on ne s'improvise pas bagueur et cela nécessite en fait une longue formation sanctionnée par un examen), je me suis contenté de suivre mes collègues en ornithologie et de prendre des photos de leur travail tout au long de cette journée.

Une session STOC se déroule sur deux jours pour des raisons de commodité mais la session en elle-même ne dure que 24 heures du samedi à midi au dimanche à midi.
L'équipe arrive sur les lieux samedi matin et le premier travail est de transporter le matériel sur place. Il faut ensuite monter le camp de base, déployer les bâches en cas de pluie, installer les tables et sortir le petit matériel.

Il est temps de monter les filets. Pas moins de 40 filets de capture sont disposés sur la zoné étudiée, toujours aux mêmes endroits bien répertoriés et numérotés. Deux équipes se déploient. Avec mon appareil photo, je suis celle constituée par Kévin, Vincent et Leticia.
Il faut attacher les filets à deux piquets et les tendre ensuite à l'aide de ficelles aux arbres les plus proches. Certains piquets datent de plus d'un an et n'ont pas résisté à l'humidité ambiante. Il faut en faire d'autres. Je lâche mon appareil photo, prend la machette et me mets à la tâche, histoire de ne me pas me sentir totalement inutile.

Chaque filet est numéroté. On laisse au pied un sac avec des jetons portant le numéro du filet. Les jetons seront ensuite placés dans les sacs de capture avec les oiseaux, ce qui permettra de déterminer l'endroit exact de la capture.
Pour l'heure, les filets sont tous en place mais repliés. Il faut attendre l'heure H du début de la session à laquelle un bagueur viendra les déployer. En attendant, l'équipe se repose et prend des forces pour le travail qui les attend dans l'après-midi.
C'est l'heure ! Les filets ont été déployés et ils vont être dès lors inspectés très régulièrement pour éviter qu'un oiseau n'y reste trop longtemps.
Je pars à la suite de Thomas, apprenti bagueur en formation dans sa tournée des filets. Le premier oiseau à être attrapé est un jeune mâle de Manakin à gorge blanche.
Thomas s'emploie à le dégager le plus vite possible mais avec douceur et précision pour éviter de stresser davantage l'oiseau. La concentration est de rigueur comme d'ailleurs dans tout le processus de baguage.
Un peu plus loin, c'est un Fourmilier manikup qui a été capturé. Il est un peu emmêlé... mais la dextérité des bagueurs a tôt fait de l'en dépêtrer.

Retour à la table des bagueurs au camp de base.
Les oiseaux sont entreposés dans des sacs en coton dans l'obscurité pour éviter qu'ils ne paniquent. Dès le retour des filets, les sacs sont suspendus bien en évidence en hauteur pour ne pas qu'ils se perdent ou qu'on leur marche dessus par inadvertance. Dans chaque sac, avec l'oiseau, un jeton portant le numéro du filet dans lequel il a été capturé.
Un à un, les oiseaux sont extraits des sacs et pris en main délicatement. La façon de prendre un oiseau en main ne s'improvise pas. L'oiseau doit être tenu fermement pour ne pas qu'il s'échappe avant la fin des opérations et délicatement pour ne pas lui faire de mal, l'étouffer ou le stresser davantage.
Les oiseaux vont passer ensuite par toute une série d'opérations.

Tout d'abord, l'identification qui peut nécessiter le recours à des guides de terrain pour déterminer l'espèce ou comme ici le sexe.
En face du bagueur se tient le «secrétaire» qui va remplir une fiche pour chaque oiseau capturé ou contrôlé. Chaque espèce dispose d'un code composé des trois premières lettres de son nom scientifique : par exemple, PYTALB pour Pythis albifrons (Fourmilier manikup).
Ici, c'est Vincent, bagueur assermenté qui tient le crayon et note scrupuleusement les mesures que lui donne Thomas. Devant lui, les tubes colorés autour duquel sont enserrés les bagues aluminium de différentes tailles qui vont être fixées aux pattes des oiseaux.
Si l'oiseau est capturé pour la première fois, il est bagué, c'est-à-dire qu'on va lui fixer à la patte une bague aluminium du Muséum national d'histoire naturelle qui comporte un numéro unique qui servira à l'identifier à sa prochaine reprise ou s'il est trouvé mort.
Comme le STOC en est déjà à sa huitième session, il arrive de plus en plus fréquemment que l'oiseau ait déjà été bagué lors d'une session précédente. On parle alors d'un contrôle. L'oiseau n'est pas relâché de suite et va subir les mêmes opérations que les oiseaux bagués pour la première fois. C'est justement la comparaison de ces différentes mesures qui, mises bout à bout, nous permettra d'en apprendre davantage sur la biologie de ces oiseaux puisqu'on peut ainsi les suivre dans leur évolution sur un temps relativement long. Les bagueurs disposent du listing des sessions précédentes et savent tout de suite l'historique de l'oiseau contrôlé, les dates et endroits précis de ses captures, les mesures effectuées... Sans en faire la liste exhaustive, les différentes mesures comprennent:
La mesure du bec...

... on souffle sur les plumes pour déceler d'éventuelles plaques incubatrices qui indiqueraient une reproduction en cours et le sexe pour les espèces sans dimorphisme sexuel. Que les âmes sensibles se rassurent, l'oiseau n'est pas déplumé et le bagueur dispose de moins d'une seconde pour déterminer la présence ou non de plaques.
Les ailes sont l'objet de toutes les attentions. Elles sont mesurées et examinées avec attention, notamment les rémiges qui peuvent donner une indication sur l'âge ou le sexe.
Toutes ces opérations se déroulent sous l'œil vigilant de Sylvain, bagueur assermenté du CRBPO (et très accessoirement président du GEPOG) qui contrôle les résultats des mesures effectuées par les aspirants bagueurs. Ici avec Kévin, bagueur en formation et garde de la réserve Trésor.


Myrmidon à flancs blancs

Fourmilier manikup

Fourmilier à gorge rousse

Manakin à tête d'or
Enfin, enfin, une fois toutes les mesures effectuées, on relâche l'oiseau après parfois une petite séance chez le photographe qui est prié de se dépêcher d'officier. C'est mon heure!

Et le tout évidemment dans la joie et la bonne humeur! Un grand MERCI à Léticia, Kévin, Vincent, Sylvain, Alexandre, Thomas et à tous les autres participants de cette journée.

Photos: Patrick Ingremeau

inhoudsopgave

Des nouvelles de la forêt tropicale humide

Charlotte Briand

Des activités éducatives pour les écoliers en Guyane-française

Animations à Cayenne
Dans le cadre du Contrat Educatif Local de la ville Charlotte propose une série d'animations autour de la découverte de la forêt. Ces animations commandées par la ville de Cayenne se déroulent le mercredi matin de 8h30 à 12h00 toutes les trois semaines. Ces animations sont organisées au sein de 2 écoles de Cayenne: Zéphir et Agarande. La thématique environnement est également traitée par l'association Ne plus Jeter et une artiste avec qui il est prévu de réaliser pour la fin de l'année scolaire une BD retraçant la découverte des enfants. Une sortie sur le site de Trésor sera planifiée avec les enfants vers le mois de Mai..

Visite de Cacao
Cacao est un village dans la forêt à une distance de 15 km à vol d'oiseau de Trésor, mais le voyage par route est d'au moins 80 km. Dans les années 70 du siècle passé, des réfugiés Hmong du Laos et du Vietnam se sont installés e. a. à Cacao.



Le vendredi 7 novembre dernier les élèves de l'école des citronniers de Cacao sont venus découvrir la forêt de Trésor. Les 34 élèves ont parcouru le sentier botanique par petits groupes accompagnés des animateurs Kévin, Charlotte et Alain (Réserve Naturelle du Grand Connétable). La découverte s'est faite à travers de la thématique de l'eau et la forêt.
A l'aide du Livret scolaire Trésor les enfants ont pu à la fin de leur visite représenter les graines et les fleurs que la forêt leur avait montrées.
Ils sont repartis enchantés de leur visite et continueront leur découverte en classe à travers de leur livret.

Photos: Charlotte Briand






Sitemap | Auteurs | Webmaster | ©2009 Fondation Trésor